______[ PointdeVuedeTom ]
Il ne fallait pas que je m'écroule. Pas cette fois. Bien que l'envie me dérangeait fortement. Je devais me concentrer sur lui. Lui qui, à ce moment précis, était ridicule. Je ne savais pas si c'était le fait qu'il est gardé son jean et mit par - dessus le maillot de bain qu'il cherchait depuis des semaines ou bien, la grimace qu'il me faisait. Entre la colère et le rire.
La main sur la hanche, il me faisait face. Ses yeux noirs m'observaient d'un air interrogateur. Je devinais facilement sa question : « Pourquoi es - tu immonde avec moi ? ». Et la réponse qui me parvenait tout de suite au fond de moi n'était que celle - ci : « Parce que je t'aime ». Mais je ne devais pas lui révéler mes sentiments envers lui. Ce n'était pas le moment ni même le lieu convenable. Ces sentiments qui ont évolué en moi durant ces deux dernières années où je l'avais vu changer, grandir puis me faire réagir lorsqu'il me frôlait, s'excusant par la suite de m'avoir bousculé. Le voir se déshabillait devant moi était devenu insupportable. Mes idées étaient de le plaquer contre le mur et le violer. Tout de suite, j'effaçais cette idée monstrueuse. Le faire souffrir était une chose que j'évitais part tous les moyens.
Je sortis de mes pensées grâce à la petite peluche que me balança Bill en grognant, j'éclatai de rire. Il me fit la moue sachant très bien que cela n'allait pas durer longtemps. Il me regardait d'un air inquiet, ce regard que j'évitais par moment. Je remarquais que sa main était posée sur ma cuisse. Sa peau était séparée de la mienne par le fin tissu de mon jean. J'eus un petit sourire maladroit qu'il me rendit avant d'aller enlever ce maillot de bain qui le rendait si désirable. J'aperçus entre le fin passage que m'offrais le rideau et la cabine, ce passage dont les filles en sont timides, son dos. Ce dos si délicieux que je voulais le toucher du bout de mes doigts abîmés par les cordes de ma guitare. Je tournai la tête, l'air innocent, quand il se décida de sortir de son trou. Ce trou où j'ai eu tant de fantasmes. En se dirigeant vers la caisse, je lui matais sans arrêt son fessier, admirant chaque mouvement, levant de temps en temps les yeux au ciel pour faire redescendre la boule qui se formait au niveau de mon boxer. S'il pouvait aussi arrêter de se dandiner en voyant les nouveaux vêtements de la saison.
______________«- Bill ... par pitié, arrête.
______________- J'arrête à une seule condition. Tu m'enlèves cet air mécontent de ton visage.»
La caissière avait fait un léger sourire charmeur à Bill se qui me mit hors de moi. Après avoir payé le maillot, je le pris par le bras et on sortit de la bouquine ( qui me sortait un peu des yeux ). Maman nous attendait dans la voiture, elle lisait sûrement un des bouquins de Marc Levy. Son auteur favoris. Un auteur que je n'ai jamais vraiment lu. Je le fis asseoir derrière avec moi. Il secoua la tête et me fixa. Etonné de ma réaction. J'espèrais qu'il passe à autre chose. Ce qu'il ne fit pas.
En entrant dans la maison, il était toujours en train de m'engueuler. Disant que je ne faisais point d'effort. Que je ne le comprenais plus. Que je n'étais plus aussi simpa avec lui. Qu'il ne comprenait plus mon comportement. De gentillesse, je suis passé à sauvage ambulant. Il se rendit dans sa chambre en claquant bien la porte pour montrer à tout le monde qu'il n'était pas content. Mon père, derrière son journal, avait levé les yeux et un soupir se fit entendre. Il n'aimait pas Bill. Je pense que c'est à cause de son changement radical de look. De toute façon, ce n'était pas vraiment notre père. Un remplaçant. Notre vrai père était parti aux Etats - Unis. Une chose qui avait déplu à Bill. Encore. Ma mère me fixait, j'haussai les épaules pour ne rien dire. Je me dirigeai d'un pas décidé vers la chambre de mon reflet et entrai, sans même frapper. Il était allongé de tout son long sur le matelas puisque le lit n'était pas fait et que la couette traîné par Terre pour les chats. Je m'installai à ses côtés et le regardai. Lui, faisait comme si ma présence n'était pas. Comme si j'étais encore dans le hall en train de tenir les sacs plastiques. Je le tirai à moi et le prit dans mes bras.
______________«- Qu'est - ce que tu fais?
______________- Chut ... je veux juste apprecier ce moment avec toi. »
Moi, assis en tailleur. Lui, à moitié sur mon torse et dans mon entre - jambe. Il avait fermé les yeux et je sentis son corps se faire lourd. Il commençait à tomber dans un demi - sommeil. Dans quelques secondes, il allait commencer à parler. Bill. Pourquoi tu me tortures ? Bill, comprends ce que je ressens. Je t'aime. Plus qu'un amour fraternel. Bill, lis dans mes pensées maintenant et tu verras. Il bougea en couinant, ce qui me fit sourire. Ce couinement qu'il faisait étant enfant, quand nous n'étions pas encore les stars d'Allemagne. Quand il n'y avait pas de centaines de filles nous attendant dehors en espérant voir un morceau de notre corps. Mais le corps de Bill, personne l'aura. Puisqu'il est à moi. Maman entra dans la chambre, alluma la lumière ce qui réveilla Bill. Nos yeux mi - clos, on se dirigea vers le jardin où nous allions prendre notre repas. Un repas en famille. Une famille qui au fond, n'est pas parfaite. Bill avait laissé tombé ses cheveux qui se trouvaient maintenant au milieu de son dos. Je lui avais répété x - fois qu'il fallait qu'il se les coupe : « J'attends qu'ils m'arrivent en bas du dos ». J'hochai la tête pour ne pas le mettre en colère. On entendait au loin les cris des groupies. Décidément. Je leur manquais. Je tournai la tête vers mon frère qui avait fermé un oeil. Je trouvais cela mignon puis remarquais qu'il avait un liquide visqueux qu'il lui coulait le long de la joue. Je compris.
______________«- Maman, elles sont où les gouttes de Bill, il a encore une allergie.»
______[ PointdeVuedeBill ]
Nous avions décidé de prendre une année sabbatique avec Tom laissant Georg et Gustav dans leurs autres projets personnels. Ils étaient grands, n'avaient pas toute la vie devant eux. Tom m'avait expliqué un jour que Georg avait un projet de mariage. Il partageait sa vie avec quelqu'un depuis près de deux ans. Ils s'étaient rencontrés à un concert en 2008. Il m'était difficile de penser que Tokio Hotel s'était séparé. Au fond de moi s'était une libération. Enfin, un peu de repos. Du repos mérité après des années de travail. Ma voix partait dans tous les sens même quand je parle tranquillement avec des amis.
J'avais l'impression d'avoir les yeux enflés quant Tom me mit mes gouttes. Depuis trois mois, je faisais des allergies à je ne sais quoi. Le médecin n'avait pas trouvé d'explication. Je levai la tête au ciel pour que cela passe mais, en vain. Je me levai de table et allai me réfugier dans ma chambre. Enlevant jean et t - shirt, je me glissai sous la couette. Ecrasant Moukette. ( mon chat ) Je voulais tellement que mon frère viens me rejoindre. Je me sentais si seul sans lui, abandonné par le monde entier. Il était la flamme dans le noir, la cerise sur le gâteau, la chantily sur la glace. J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir et se fermer. Il était là, à quelques pas de moi. Mon coeur commençait à s'emballer, ma respiration saccadée se fit entendre dans la pièce : « Calme - toi Bill. ». Comment pouvais - je me calmer quand il était là. Déjà que tout à l'heure, dans la chambre, dans cette chambre si sombre quand je suis en colère, il m'avait pris contre lui sachant très bien que cela ne se faisait pas entre frères. Même entre soeur. Et encore moins quand on est jumeau. Je sentis le poids de son corps se poser à mes côtés. Me prenant par les hanches pour que je me retourne et faire face à mon reflet. A ce visage que je connaissais par coeur. Dans les moindre détails.
Sa main vint se poser sur ma hanche. Je mis le bout de mon nez dans son cou, coinçant mon visage entre sa peau et l'édredon. Il m'attira à lui pour plus de confort mais, je n'y croyais pas. Tom ne doutait pas que j'arrivais à savoir ce qu'il pensait et à ce moment précis, je savais qu'il voulait que moi. Moi sans mon boxer. Puisque c'était le seul tissu que je portais. Sa main me caressait tendrement mon dos, me massant au passage par - ci, par - là. Il avait enlevé sa casquette et son foulard ainsi que ses chaussures. Ces chaussures que je haïssais tellement elles m'avaient écrasé le pied.
Le moment qui suivait ce petit rapprochement sans explication fut extraordinaire. L'un contre l'autre. Sans gêne. Sans question. Sans un baiser échangeait. « Tom, je t'aime » Mais je ne devais pas lui révéler mes sentiments envers lui. Ce n'était pas le moment ni même le lieu convenable. Ces sentiments qui ont évolué en moi durant ces deux dernières années où je l'avais vu changer, grandir puis me faire réagir lorsqu'il me frôlait, s'excusant par la suite de m'avoir bousculé.
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Premier chapitre. Après l'avoir écris, re - écris et maintenant posté, je remarque qu'il est court. Pas assez développé mais, de doute façon, je ne suis jamais content donc, je dois surement me mettre un peu trop la pression. J'espère ne pas vous décevoir ( surtout que c'est une fan - fic écrit par un garçon ). Je ne sais pas quand je mettrais le chapitre deux qui repose sur mon bureau et que je dois re - travailler. Juste pour vous dire que l'histoire se passe en 2010. J'attends avec impatience vos commentaires. Comme le dis souvent un ami : "Une visite sans un commentaire, ce n'est qu'un coup de vent dans la gueule".
J.
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Chap 2
______[ PointdeVuedeBill ]
Les écouteurs dans les oreilles, les nouvelles chansons de Avril Lavigne résonnaient en moi. Perdu dans les notes, je ne savais pas où je me trouvais. Le dernier souvenir que j'avais avant de fermer les yeux était mon frère en train détendre le linge. Un fait extraordinaire puisque d'habitude, c'était moi qui en avais la tâche. J'étais sur mon transat, profitant des dernières lueurs du soleil avant que ce dernier s'éteigne pour le lendemain en faisant place à la lune. Cette Lune si magnifique qui donnait un spectacle de lumières multicolores lorsqu'elle en avait la force. Tellement timide face à ses étoiles. C'était l'image que j'avais de notre monde. Des planètes amoureuses de leur espace. Cet espace grandiose et pas si sombre. La galaxie, tellement complexe mais, si beau. J'ouvris les yeux et vis Tom en train de bavarder avec la voisine. Une jeune fille de 15 ans. Assez mignonne et si simple elle aussi. Elle ne sautait pas dans tous les sens comme l'aurait fait certaines pipelettes. Pipelettes qui n'avaient pas montré le bout de leur nez depuis 15 jours. Je refermai les yeux en gardant quand même une oreille attentive à la discussion que mon frère avait.
Au cas ou.
______[ PointdeVuedeTom ]
Je me regardai dans la glace, observant chaque partie de mon visage. Ce visage qui avait changé ces dernières années. Plus je me fixais, plus je me disais que j'avais pris quelques rides. Par - ci. Par - là. Mais ce n'était que mon imagination. J'en conclus que c'était le résultat de mes soirées entre amis. De mes virées avec les filles et de mes peurs envers Bill qui croit que rester deux heures sous le soleil ne crame pas la peau. J'ai dû lui étaler deux tonnes de crème avant qu'il aille se coucher. Tellement envie de le rejoindre, de me mettre contre lui. De toucher sa peau douce et imberbe qu'il avait, qu'il a toujours bien sûr. Je ne savais pas où il en était de ses sentiments envers moi. Je crois même qu'il est en couple avec quelqu'un. Je ne suis même pas sûr de ça non plus. Nous sommes jumeaux mais, nous nous ne connaissons pas tellement. Il est l'étranger... de mon coeur. Celui qui restera peut - être une aventure d'un soir. Celui qui partagera mon lit durant une nuit et puis, qui regagnera sa place dans le rang des « gens normaux ».
En sortant, je ne pus m'empêcher de tourner la tête vers sa porte qui était entre - ouverte. Est - ce un signe? Et puis, je suis un garçon, je suis un peu courageux. Je vais donc dans à sa chambre. Et je m'en contre - fiche du reste. Il n'était même pas couché. Allongé sur son lit, un magazine de people à la main, il réfléchissait sur les conneries qui pouvaient être mises à son sujet. Il me fit signe de rentrer et je restai debout à côté de lui avant qu'il me demande de m'allonger au lieu d'être planté là comme un pauvre. Depuis quand il me parlait sur ce ton en plus. Et depuis quand je m'exécute.
Lorsque je fus installé, il posa son magazine et se tourna vers moi. Je regardais la courbe que faisait ses hanches quand il se mettait sur le côté puis me concentra sur ses yeux qui étaient fixés sur moi. Je ne savais pas à quoi il pensait. Je crois même que je commençais à avoir peur. Une peur qui me prenait aux tripes. Il me fit un sourire charmeur. Celui qu'il faisait généralement à ses admiratrices et cette fois - ci, il était pour moi. Rien que pour moi. Il se leva et alla fermer la chambre. A clé. Je compris alors. J'en profitais pour me déshabiller gardant bien entendu mon boxer et me plongea dans les couettes qui avaient l'odeur de mon Billou. Il ne tarda pas à me rejoindre. Se faufilant contre moi, me prenant dans ses bras si fins. M'attirant vers lui pour un contact si sensuel que je gémis. Je savais qu'il avait souri à ce bruit. Il sourit toujours quand il me voit excité.
Il se colla à moi et posa la tête sur mon torse. Automatiquement, ma main vint masser son dos nu. Tandis que j'admirais le plafond, il fixait un point invisible avant de me glisser un « Je t'aime » à l'oreille avant de lui donner un petit coup de langue. Mon pénis commençait à prendre conscience de ce qui se passé. Pas les léchouilles aux oreilles. Je hais ça. Je le plaquai contre le matelas et pris place dans son entre - jambe. C'était le prix à payer. Il me fixa étonné puis, on rit. Cette situation était si banale normalement que là, on stressait. On stressait donc on riait. Le corps de Bill se détendait petit à petit sous mes caresses. Cuisses, hanches, l'aine, torse et surtout, son cou. Ce cou qui me donne tellement d'appétit quand je ne l'embrasse pas. Il ondule sous la pomme de ma main, sous mes coups de bassin. Cette ondulation qui me frissonne. Je ne veux pas aller plus loin avec lui. Juste ce câliner me suffit pour l'instant. Je ne veux pas le pousser à faire quoi que ce soit avec moi et encore moi à faire l'amour.
Je me remis sur le dos, le laissant reprendre ses esprits. Il se mit en tailleur puis me regarda du coin de l'oeil. Il avait des valises en dessous les yeux. Je ne voyais plus en lui le petit artiste mais, l'homme qu'il était devenu. Les gens qui disaient qu'il ressemblait à une fille se trompaient. Bill était bel et bien un homme. Surtout en ce moment. Quand il se leva, je pus m'empêcher de regarder son boxer. Il s'était formé une boule qui commençait à peine de disparaître. La lumière du hall me fit mal aux yeux. Heureusement que les parents étaient couchés. Je n'ose pas imaginer ce qu'ils auraient pensé si ils nous auraient vu et de toute façon, je m'en fous. Nous sommes libres de nos choix. Il revint cinq petites minutes plus tard avec deux verres de jus d'orange.
______________«- Cela te gêne Bill... enfin, de ce que nous avons dans la tête par moment ?
______________- Tu sais... plus je réfléchis, plus je me dis que se retenir face à celui qu'on aime, cela ne sert à rien puis, je t'aime et je n'aimerais personne d'autre. »
Pourquoi prend - il toujours tout positivement.
______[ PointdeVuedeBill ]
Vas - y Bill. Fait bien le gars qui ne comprend pas. Fait bien l'imbécile. De toute façon, tu es un professionnel dans ce genre de choses. Ton frère s'inquiète et toi, toi tu prends tout au positif. Non, ce n'est pas bien ce qu'on a dans la tête par moment. Non, Tom, ce n'est pas bien. Je baissai la tête pour ne pas croiser son regard remplis d'inquiétude et tourmenté. Pourquoi nous ? Pourquoi pas quelqu'un d'autre ? Je me rallonge asseyant de ne pas le toucher.
Depuis deux ans, on se cherchait. Par de petites mimiques si invisibles qu'on se demandait si on le faisait vraiment. Les gens ne les remarquaient pas, heureusement. Même Georg et Gustav ne doutaient de rien. Il faut dire qu'on s'éloignait un peu d'eux. Voir toutes ces filles criaient mon prénom au concert. Quand je les voyais me dire des « je t'aime » pas centaine. Mais qu'est - ce qu'elles connaissent de l'amour ? Tout ça parce que je suis tout simplement splendide. Splendide. Un bien grand mot. Je suis comme je suis. Bill Kaulitz. Un mètre quatre - vingt - deux d'intelligence et de musique.
Mon frère s'était endormi depuis une heure lorsque je décidai de sortir un peu. Faire un tour en ville. Me changer un peu les idées. Je pris la voiture de maman, en espérant qu'elle s'en aperçoit pas. Et filai vers le centre - ville. Tout était fermé mais, il y avait du monde. C'était le marché de minuit. Où il y avait des petites bricoles. J'étais caché sous ma capuche pour ne pas qu'on me remarque. J'observai toutes les personnes qui s'y trouvaient. Des femmes, des hommes, des enfants... tous innocents autour de moi. Le coupable. Je suis coupable de mes actes, de mes mots. De ce que je voulais faire ou ne pas faire. De mes sentiments envers mon frère. Je m'arrêtais à un bar et commanda un jus d'orange qu'on me servit immédiatement. Sur le coup, j'ai cru qu'on m'avait reconnu mais, non. Fausse alerte. C'est juste que le serveur était compétant. Qu'est - ce que je devais faire maintenant ? Je me pose trop de questions. C'est les filles qui font ce genre de choses. Ce poser des questions tellement stupides qu'elles s'empilent et qu'elles nous donnent mal à la tête. En parlant de fille, j'en avais une charmante à mes côtés. En train de pleurer corps et âme dans son verre :
______________«- Ca va?
______________- Oh... non. Mon petit copain m'a plaqué pour ma meilleure amie et me voilà, devant un verre d'eau.
______________- C'est des choses qui arrivent.
______________- Et vous?
______________- Je n'ai pas les idées claires donc, je viens me détendre ici. »
Elle me sourit. Elle n'était sûrement pas d'ici. Son accent m'indiquait que la France était son pays. Elle paya et s'eclipsa. Je n'avais pas eu le temps de lui demander son prénom. Et elle ne m'avait pas demandé le mien. Je restai donc seul, à ce comptoir, me demandant si la vie valait la peine d'être vécu et si mes sentiments étaient claires. Je n'avais pas le droit de faire du mal à mon frère. Mon reflet. Celui qui a toujours dit que j'étais son cadeau d'anniversaire.
Mon frère dormait toujours lorsque je rentrai. Il avait la bouche entre - ouverte. Toujours cette expression de solitaire sur le visage. Il me faisait rire. Je me recroquevillai contre lui, le réveillant à peine et m'endormis. A mon tour. Le laissant repartir dans ses rêves... les plus doux.
Les réveils à la maison étaient des plus difficiles. Notre mère nous enlevait le drap et ouvrait les volets comme si nous n'étions pas présents. Elle allumait la musique, du Mozart nous parvenait à nos oreilles et on s'était résolu à se lever. Titubant jusque dans la salle de bain. Je passais en premier pendant ce temps, Tom prenait son petit - déjeuner puis vis - versa. Maintenant, notre mère gueulait derrière la porte. Envoyant notre beau - père s'il le fallait puis, nous allions tous les deux dans la salle de bain. Allumant l'eau chaude pour prendre un bon bain. Ma mère nous ne montrait pas beaucoup de sympathie depuis que des gardes du corps avaient envahi la maison suite à des intrusions dans la maison. Depuis ce jour, je ne retrouve plus mon boxer préféré. « Encore une petite pucelle » avait dit Tom. Il se rasa m'observant dans la glace. Je rougis de plus belle.
______________«- Tom... j'ai envie de passer mes vacances en France.
______________- Ah bon... Et depuis quand?
______________- Tu sais très bien que j'aime ce pays et cela nous fera du bien de changer de paysage...
______________- Je ne vois pas d'objection. Tu voudrais partir quand?
______________- D'ici 15 jours si cela ne te gêne pas, bien sûr.»
Un hochement de la tête et je me précipitai pour préparer ma valise. C'était ça que j'aimais par - dessus tout chez Tom. Sa domination. Le fait que nous étions et que nous formions un couple. Je demandais et il acceptait. Parfois non, mais ce n'était pas grave. Cette fois - ci, il était d'accord.
Tom. Je t'aime. Ce n'était pas si dur à dire. Entre mes caleçons et mes chemises. Je me posai la question. Il fallait que je lui dise. Hier soir, nous avions franchi une étape de plus dans notre relation. Je devais lui dire. Il devait le savoir. Je me rendis donc dans la salle de bain. Il était en train de trier le linge propre, du sale.
______________«- Tom... Ich liebe dich.»
Il se leva comme si on venait de lui annoncer la mort de son meilleur ami. Me regardant avec des yeux ronds comme des balles de ping - pong. Je culpabilisais. Ma gorge se serra, mon ventre se retournait dans tous les sens possibles. Mes jambes commençaient à trembler. Il s'approcha de mon étreinte et ses lèvres touchèrent ses jumelles. Je l'attirai vers moi pour un autre baiser. Ma mère arriva et je le poussai aussi doucement que possible. Elle nous regarda, haussa les épaules et passa entre nous deux. Tom me sourit puis se remit dans les habits et moi, dans ma valise. Je passai ma langue sur mes lèvres pour ne pas oublier le goût que m'avait laissé mon jumeau.
______[ PointdeVuedeTom ]
Je me souvins des parties de ping - pong qu'on faisait avant chaque concert afin de se détendre. Le pauvre, il s'était cogné à la table. Son poignet lui faisait mal et je lui avais fait un bisou. Il m'avait souri et on avait continué la partie. Je voudrais tellement refaire cela, l'embrasser non pas au poignet, mais sur les lèvres. Devant nos agents et les techniciens. Leur montrer que mon frère et moi, nous étions ensemble et que, ni rien, ni personne, nous séparera.
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Second chapitre. Je suis un peu déçu. Je trouve que je tourne un peu trop autour du pot. J'ai quand même aimer le re - travailler. Asseyant de ne pas en faire trop. J'espère qu'il vous plaira aussi non, je l'enlève. Je n'aime pas faire des choses que les gens n'aimeront point. Cela ne sert à rien. .